Pourquoi aller si vite ?
Près de soixante dix personnes ont répondu présentes à l'invitation du collectif Vitriot pour la gestion publique de l'eau, le 20 octobre 2008. Les deux invités, Jacques Perreux et Marc Laimé, ont développé chacun leur tour les raisons qui justifient à leurs yeux l'engagement dans cette lutte pour le retour en régie directe de la distribution de l'eau en Ile-de-France. Pour Jacques Perreux, plusieurs enjeux doivent être mis en avant. Enjeu cologique d'abord. "Selon certains scientifiques, plus de la moitié des masses d'eau dans le monde sont dégradées". Enjeu tarifaire ensuite. "Lorsque le service public gère directement la distribution de l'eau, c'est au moins 30 % de moins au m3". Enjeu politique enfin. "Lorsqu'on s'attaque à Véolia, c'est aux multinationales qu'on s'attaque, et donc au capitalisme. En ce sens, agir sur la question publique de l'eau, c'est penser globalement un autre monde possible." Pour Marc Laimé, qui indiquait que l'action de Véolia avait perdu 22 % dans la seule journée du 20 octobre, la question à se poser était la suivante : "Pourquoi veulent-ils aller si vite, dans la mesure où il y a encore du temps pour débattre ?" Et l'invité de poursuivre de manière très détaillée sur les conditions de passation des contrats à venir, "contrat que la droite veut reconduire à l'identique pour continuer sa tambouille avec les multinationales". Dans la salle, beaucoup de questions aux invités, et des prises de position très claires en faveur d'un retour en gestion publique, en forme d'adresses à Santini, président peu transparent du Sedif.
Dans les prochaines semaines, des rendez-vous sur les marchés et dans les quartiers pour continuer de faire signer les pétitions. Et jeudi soir (23 octobre 2008), un meeting régional à Ivry.
La réaction de Sylvie Vassallo,
conseillère municipale et déléguée de Vitry au Sedif.
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