Une enquête brûlante de "UFC Que choisir ?"
"Parmi les 19 collectivités que nous avons étudiées, la majorité facture à un prix trop élevé, mais rares sont les syndicats qui présentent des résultats aussi inquiétants que ceux du Sedif : selon nous, sur 100 euros facturés hors taxe et hors redevance pour l’eau potable, 61 euros ne correspondent pas à un coût justifié." C'est ce qu'indique la dernière enquête de "l'UFC Que choisir ?" publiée le 23 septembre dernier (voir ci-dessous).Cette étude, à partir de la situation d'une dizaine de villes en France, indique notamment que "la division par deux du prix de revient du Sedif constitue un objectif normatif réaliste." Une véritable bombe dans la champs de Santini (le président de droite du Sedif) qui voit semble-t-il d'un très mauvais oeil la lutte se développer en Ile-de-France.
Le tableau ci-dessous, issu de l'enquête citée, montre le prix facturé (pas le prix du m3 facuturé aux usagers, intégrant diverses taxes) aujourd'hui, le prix de sortie selon "UFC Que choisir ?", et les taux de marge nette des organismes de distribution de l'eau. A lire ce tableau, on se dit une chose : l'eau est un bon truc pour... gagner de l'argent !
Les militants de Vagues et des organisations de Vitry impliqués dans cette bataille pense que l'exigence d'une réelle gestion publique de l'eau, réalisée en régie, serait un bon moyen pour une eau moins chère et mieux gérée.
Nous vous invitons le 20 octobre à en discuter avec Jacques Perreux, conseiller général de Vitry, et Marc Laimé, journaliste, spécialiste de la question de l'eau.
Prix facturé Prix UFC Taux de
eau potable eau potable marge nette
distribution
Chambéry 1,2 0,91 24,1 %
Annecy 0,88 0,87 0,1 %
Grenoble 0,78 0,66 15,3 %
Reims 1,03 0,67 35,0 %
Angers 1,10 0,76 30,9 %
Strasbourg 1,26 0,61 51,5 %
Nantes 1,01 0,76 24,7 %
Lille 1,17 0,87 25,6 %
Lyon 1,41 0,62 56,0 %
Paris 0,99 0,63 36,3 %
SEDIF * 1,6 0,62 61,2 % ( Source : UFC Que choisir ?)
* Le tableau ci-dessus présente les résultats pour le Sedif et pour dix autres agglomérations étudiées.
Concernant le Sedif, 61 % du prix de l’eau potable n’est pas attribuable à un coût. Ce ratio est compris entre
0,1 %, pour Chambéry et 56 % pour Lyon (qui a depuis obtenu une baisse du prix de 17 %). Sur l’ensemble
des villes étudiées, le ratio est souvent compris entre 20 et 35 %.
L'enquête de UFC Que choisir ?
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