Massacres en Palestine : silence, on tue.

Publié le par Vagues

À l’heure ou ces lignes sont écrites, l’État d’Israël vient de massacrer plus d’un millier de personnes à GAZA dont la moitié de femmes et d’enfants, de bombarder un quartier de l’ONU, d’utiliser des armes chimiques…jusqu’où ira le massacre ?
Gaza, c’est un million et demi de personnes assiégées, affamées, bombardées depuis 18 jours. Au titre de l’article 33 de la Convention de Genève, c'est un crime de guerre.
Le droit international est bafoué depuis des décennies par cet État  colonial qui a imposé un état de fait : des millions de vies détruites, des terres volées, une mort à petit feu pour les Palestiniens.
L’horreur de l’agression et de la terreur à GAZA n’ont d’égales que le silence et la lâcheté de "la communauté internationale" .L’impunité dont bénéficie cet État est significative de l’inégalité de traitement des êtres humains. La révolte qui est en chacun de nous ne doit pas nous être déniée, et encore moins aux Palestiniens.
Rester indifférent serait une posture d’injustice. Ainsi, le groupe VAGUES a demandé, avec d’autres élus, l’affichage sur la mairie d’un soutien aux Palestiniens. Il a participé à toutes les actions de solidarité, à l’échelle locale et nationale.
Nous appellons à réfléchir aux mots utilisés pour qualifier ce qui se passe en Palestine. Car les mots d’offensive, de conflit, de cessez-le feu, ne sont pas neutres. D’une part, ils participent de la sous-estimation du massacre que vient de subir la population de Gaza. D’autre part, ils contribuent à la désinformation sur les causes profondes de cette tragédie, sur les responsabilités. Ils n’ouvrent pas vers les solutions réelles.
Ainsi, le terme de guerre laisse entendre qu’il y a deux États, ce qui n’est pas le cas. Celui de cessez-le feu peut laisser entendre que les roquettes envoyées sur des villes israéliennes, que nous condamnons, peuvent être comparées au déluge guerrier que l’armée Israélienne a abattu sur Gaza.  Quant aux négociations, comment les espérer sérieusement sans exiger que l’Etat d’Israël respecte les résolutions de l’ONU, lève le blocus, se retire des territoires occupés ? Comment les espérer, sans la reconnaissance d’un Etat Palestinien, reconnu, viable aux frontières sûres ? C’est pourquoi, sans esprit de polémique, nous regrettons que certains de ces mots aient été employés pour afficher la solidarité de la ville sur sa mairie.
Enfin, nous souhaitons aussi qu’une aide d’urgence soit très rapidement débloquée en solidarité avec le peuple palestinien, et qu’une coopération s’engage avec des villes palestiniennes pour contribuer dans le long terme à ce qu’une paix juste s’installe. Ce soir, il semble que les bombes aient arrêté de massacrer. Nous nous en réjouissons. Pour combien de temps ?

Le bureau de Vagues
Dimanche 18 janvier 2009
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J
Vous avez raison de dire que les mots ont un sens. Demander la paix, ce n'est pas obligatoirement la même chose que de dénoncer la position d'Israël. Il faut, pour que la paix soit durable, mettre le doigt sur les responsabilités. Celle des gouvernants israëliens est énorme, par le blocus. Celle des gouvernements occidentaux tout aussi énorme, qui n'ont pas fait grand chose pour imposer la levée du blocus. Après cela, on peut discuter de la nature de la résistance palestinienne.
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M
Moi aussi, j'étais très "interrogative" quant au terme de "guerre". Je ne suis pas d'accord avec le Hamas, mais je suis furieure contre l'état d'Israël qui  occupe des territoires illegalement, massacre les populations, les affame, empêche l'aide humanitaire  et proclame un "cessez-le-feu unilatéral", en envahissant de nouvelles parcelles de terres palestinennes !! Tout ça avec la complicité occidentale, et le mutisme des "pays arabes". Serions-nous retournés en "shoah" ?...... L'histoire ne se renouvelle pas, dit-on.... Je suis vien triste cependant, ce soir encore en pensant à mes frères palestiniens.
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