Les eaux troubles de la démocratie au Sedif
"Le 11 décembre dernier, les élus des communes du Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (Sedif) ont voté sur le mode de gestion de l'eau à compter de 2011. Ce vote intervenait après une magnifique campagne militante et citoyenne, plus de deux mille pétitions à Vitry, pour une gestion publique de l'eau et contre la reconduction de ce contrat avec une multinationale.
Lors de la séance, la gauche dans son ensemble et les verts (soit soixante-cinq élus), ainsi que le Modem (trois élus) ont annoncé qu’ils voteraient "non" à une délégation de la gestion de l’eau au privé. En toute logique, nous aurions donc dû être au moins soixante cinq élus à rejeter la proposition de la droite.
Mais la logique ne semble pas être un principe politique. Seulement cinquante-quatre votes "non" ont été recensés. Autrement dit, plus d'une quinzaine de voix sont manquantes à gauche.
La transparence non plus n’était pas de la partie. Le vote s’est déroulé à bulletin secret, la majorité de Monsieur Santini refusant la demande faite d’un scrutin public, comme cela se fait pourtant dans les assemblées communales, départementales et nationales.
Ainsi, la démocratie a été bafouée par des élus de gauche qui, à la faveur du secret, ont voté tranquillement à l’inverse de leur déclaration publique.
Ces pratiques ont de quoi interroger : Quelles compromissions idéologiques et politiques peuvent bien prévaloir pour que des élus trichent ainsi avec leur engagement public ? Quelle vision ont-ils du bien commun pour avoir renoncé à la chance qui s’offrait de rompre avec des décennies d’une gestion de l’eau privé, coûteuse, opaque et profitable aux actionnaires d’une des plus grandes multinationales ?
Et si au Sedif, la droite a gagné une bataille, que tous sachent, que cet épisode honteux ne découragera pas la bataille en cours pour que l'eau, bien commun de l'humanité, soit gérée comme telle en Ile-de-France. Ce sera l’une des actions que nous poursuivrons en 2009 !"
Sylvie Vassallo
Conseillère municipale
Déléguée de Vitry au Sedif
Lors de la séance, la gauche dans son ensemble et les verts (soit soixante-cinq élus), ainsi que le Modem (trois élus) ont annoncé qu’ils voteraient "non" à une délégation de la gestion de l’eau au privé. En toute logique, nous aurions donc dû être au moins soixante cinq élus à rejeter la proposition de la droite.
Mais la logique ne semble pas être un principe politique. Seulement cinquante-quatre votes "non" ont été recensés. Autrement dit, plus d'une quinzaine de voix sont manquantes à gauche.
La transparence non plus n’était pas de la partie. Le vote s’est déroulé à bulletin secret, la majorité de Monsieur Santini refusant la demande faite d’un scrutin public, comme cela se fait pourtant dans les assemblées communales, départementales et nationales.
Ainsi, la démocratie a été bafouée par des élus de gauche qui, à la faveur du secret, ont voté tranquillement à l’inverse de leur déclaration publique.
Ces pratiques ont de quoi interroger : Quelles compromissions idéologiques et politiques peuvent bien prévaloir pour que des élus trichent ainsi avec leur engagement public ? Quelle vision ont-ils du bien commun pour avoir renoncé à la chance qui s’offrait de rompre avec des décennies d’une gestion de l’eau privé, coûteuse, opaque et profitable aux actionnaires d’une des plus grandes multinationales ?
Et si au Sedif, la droite a gagné une bataille, que tous sachent, que cet épisode honteux ne découragera pas la bataille en cours pour que l'eau, bien commun de l'humanité, soit gérée comme telle en Ile-de-France. Ce sera l’une des actions que nous poursuivrons en 2009 !"
Sylvie Vassallo
Conseillère municipale
Déléguée de Vitry au Sedif
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